La Gig Economy

Éloge Tete Benissan – Victor Courtinel – Tom Gony

La Gig economy s’est structurée autour du modèle développé dans les années 2010 par la
start-up Uber. C’est pourquoi on en parle souvent sous le terme d’Uberisation. Ses
principales caractéristiques sont de se baser sur des travailleurs indépendants pour réaliser
des services.
Le travail se retrouve fragmenté en tâches que l’on rémunère comme telles. Ce modèle est
donc davantage lié à la tâche et ne fait plus référence au temps de travail. Les clients ont
ainsi la possibilité de réserver et de payer en ligne, la plateforme se rémunérant
généralement par une commission prélevée sur le montant de chaque transaction réalisée
par les autoentrepreneurs.
Pour travailler, nous avons seulement besoin d’un smartphone, d’une adresse mail et d’une
connexion internet. Nous n’avons même pas à rencontrer quelqu’un pour commencer à
travailler.
La gig economy a fortement recours à la mobilité dans son modèle économique.

Une étude sur les livreurs Uber Eats en France donne une idée des caractéristique des
travailleurs de la Gig Economy :
Ce sont majoritairement des hommes (92%), jeunes (74% ont moins de 30 ans) et
faiblement diplômés (57% n’ont pas plus que le Bac).

– Une nouvelle manière de travailler

a) Une alternative aux modèles de travail

La Gig economy s’avère être une alternative aux modèles de travail existants. Ce nouveau
modèle se voit valoriser par sa flexibilité et sa mobilité grâce à la technologie mobile. La Gig
economy s’affranchit de modèles déjà en place qui peinent à suivre les fortes transitions
numériques des dernières années.
La Gig economy est une plus-value non négligeable pour les sociétés et entreprises
émergentes. Des entreprises sont leaders en utilisant ces mutations engendrées par les
nouvelles technologies : Uber, Airbnb, JustEat.

b) Un cadre juridique peu précis

L’application d’un cadre juridique précis s’avère actuellement peu réaliste. L’évolution
juridique liée à ce concept est marquée par les nombreuses jurisprudences causées par une
lutte acharnée entre les acteurs (Uber ou encore Lyft) et les gouvernements. La principale
problématique se concentre autour du statut accordé aux travailleurs. Les questions
centrales gravitent autour de la santé et de la sécurité. Pour y répondre, les gouvernements
tentent de remplacer le statut d’indépendant par celui d’employé.

– Une pratique controversée

a) Un salariat déguisé

Cette Gig Economy exploite un vide juridique en détournant le statut de l’auto-entreprise de
son objectif initial, ce statut juridique pouvant se substituer à une activité à titre principal. Ce
nouveau modèle économique permet aux plateformes de travail ubérisées de se cacher
derrière un rôle d’intermédiaire entre des indépendants et des clients et de profiter des
pouvoirs et des prérogatives d’un employeur traditionnel sans toutefois tomber sous
l’emprise du contrat de travail.

Mais cette situation de flexibilité accrue a un coût pour les autoentrepreneurs, et est loin
d’être aussi idéale qu’on pourrait le penser pour ces professionnels d’une nouvelle forme
d‘économie : le statut auto-entrepreneur rend par exemple le travail extrêmement précaire
en matière de protection sociale et totalement dépendant des décisions de la firme puisqu’ils
ne sont pas protégés par le droit du travail comme le serait un salarié classique.

b) Précarité

Un tel émiettement de l’emploi ne permet pas la construction de carrières. Il y a un doute
perpétuel sur la stabilité de l’emploi. Le fait que les travailleurs « espèrent » joindre les deux
bouts en travaillant à temps plein, montre que l’image du travailleur “émancipé” et “créatif”
n’est pas une réalité. (70 % des livreurs utilisent Uber Eats en complément d’une activité ou
d’un revenu déjà existant).
La répartition extrêmement inégalitaire des ressources entre le travailleur et l’entreprise
exploitante marque une problématique majeure de la “gig economy”. De plus que ces
entreprises font porter les responsabilités de l’échec sur les seules épaules des travailleurs.
(Système de notation, algorithme…) Cette précarité touche majoritairement les personnes
peu diplômées (57% n’ont pas plus que le bac) et issus de l’immigration (40% sont nés à
l’étranger). Les entreprises de la “gig eco” vantent l’épanouissement économique mais cela
est loin d’être une réalité pour les travailleurs.
Cette précarité touche également une partie des étudiants qui ont besoin d’argent pour
financer leurs études. En effet, 74% ont moins de 30 ans.

Conclusion :

L’émergence des technologies mobiles à permis l’arrivée d’un nouveau modèle de travail.
S’il a ses avantages (liberté et flexibilité), il pose également de nombreux problèmes
(juridiques, sociaux et économiques). Si en France la justice ne s’est pas réellement
positionnée sur la question, chez certains de nos voisins européens (Royaume-Uni), des
contrats ont été requalifiés sous la forme de salariat. Uber à fait appel, affaire à suivre…

Sources :

Paché Gilles, « Regard de L’expert. Les gig workers des plateformes de livraison, victimes
invisibles de la crise du coronavirus », Revue Management & Innovation, 2020/2 (N° 2), p.
161-169. URL :
https://www.cairn.info/revue-management-et-innovation-2020-2-page-161.htm
https://www.novethic.fr/lexique/detail/gig-economy.html

Quand la Gig Economy redéfinit le marché du travail


Dans quelle mesure l’uberisation bouleverse-t-elle notre rapport au travail, notamment la
vision du salariat ? – Candice Antiga – 2021.
https://changethework.com/gig-economy/

La Gig Economy : un modèle de travail viable post-COVID 19 ?


Chloé Lebas, « Carrière d’auto-entrepreneur et rapports (critiques) au travail : comment les
coursiers à vélo font émerger des contestations », dans La Revue de l’Ires 2019/3
(n°99), pages 37 à 61.

Technologies mobiles et santé : la quantification de soi à notre service

Technologies mobiles et santé : la quantification de soi à notre service

Par Andela, Violette & Alexis

Alors que “Tous anti Covid” est entré dans le quotidien des Français, les applications sanitaires des technologies mobiles ne datent pas d’hier : en septembre 2014, Apple sortait déjà la première version de son application “Santé”. Pour autant, il faut remonter quelques années auparavant pour appréhender la philosophie de ces technologies. C’est en effet en 2007 qu’apparaît un mouvement fondateur : le “quantified self”.

Au même titre que les mouvements hippies ont posé les bases du web libre et ouvert, le quantified self est la clé interprétative de toutes les technologies mobiles en matière de santé. Littéralement “quantification de soi”, ou mieux traduit en “automesure connectée”, le quantified self est une méthode qui permet à chacun de mesurer et d’analyser ses données personnelles, notamment avec des objets connectés, et sur la base de quoi il est susceptible d’influencer son comportement. Il se décline en 3 catégories d’usages dont nous ne retiendrons que la première : la santé, le sport et l’organisation du travail ou des loisirs.

Quelques exemples d’outils du quantified self appliqués à la santé :

  • les applications mobiles comme Santé, Cigaret Counter, Clue, Sleep Cycle, etc. ;
  • les montres connectées, qui enregistrent le rythme cardiaque, suivent le nombre de pas quotidien, etc. ;
  • les balances intelligentes, qui calculent pourcentage de masse graisseuse et de masse musculaire ;

Le quantified self peut être mis en perspective avec tout un contexte d’application des technologies mobiles en matière de santé ; en particulier la dématérialisation de l’information et sa transmission via supports numériques.

Quantified self et données

On peut aussi classer les dispositifs de quantified self selon la façon dont les données sont récoltées ; à savoir que l’on peut avoir des données générées automatiquement (par exemple le nombre de pas que récolte une montre connectée) ou des données renseignées par l’utilisateur (par exemple le nombre de cigarettes consommées sur Cigaret Counter). Évidemment, des dispositifs hybrides existent également.

Ces données peuvent ensuite être exploitées par l’utilisateur lui-même, pour corriger certains comportements (à l’instar de l’arrêt de la cigarette) ; autant qu’ils peuvent être communiqués à des tiers, par exemple des assureurs ou des professionnels de santé pour accompagner un diagnostic. 

Pour autant, le quantified self pose question en matière de protection des données personnelles ; notamment en matière de santé dès lors que les données de santé sont considérées à bien des égards parmi les plus sensibles, encore plus que des données bancaires par exemple. Que penser par exemple de dispositifs que pourraient envoyer des données médicales à des professionnels de santé sans le consentement de leurs utilisateurs ?

Dominique Cardon ne manque pas de souligner l’ambivalence dans le comportement des utilisateurs vis-à-vis de leurs données personnelles : “D’un côté, les usagers se montrent de plus en plus soucieux des risques de contrôle, de détournement et d’exploitation commerciale des données personnelles qu’ils laissent sur Internet. D’un autre côté, les mêmes se révèlent de plus en plus impudiques dans leurs pratiques d’exposition de soi, notamment sur les réseaux sociaux et les blogs.” Cette ambivalence oppose la représentation négative que l’on se fait de l’exploitation non consenties de nos données à la pratique d’extimité qui nous amène à les communiquer par nous-même. D’ailleurs, Marine Billman et Valentin Delorme notent, dans “Le quantified self”, que  “dans une société où nos traces numériques sont enregistrées sans que ne nous puissions vraiment y consentir, devenir producteur et analyste de ses propres données constituerait une forme de résistance contre une collecte de données subie, destinée à nous faire consommer, voire à nous surveiller, mais non à améliorer notre existence.” 

En synthèse, les dispositifs de quantified self reposent sur trois étapes liées aux données :

  1. la mesure des données (automatiquement ou manuellement) ;
  2. la génération d’analyses ;
  3. la communication de ces données générées (avec l’utilisateur ou avec des tiers).

Un exemple de quantified self appliqué au sommeil

Les innovations technologiques dans le domaine de la santé traitent de plus en plus de la question du sommeil. Parmi les applications les plus connues : Sleep Cycle qui, grâce à l’intelligence artificielle, identifie les bruits pendant la nuit (le ronflement, la toux, le bavardage) et est capable de les enregistrer. Au bout de 5 nuits, l’application est capable de  dresser des statistiques sur la qualité du sommeil et sa régularité, ainsi que des informations beaucoup plus précises comme la fréquence cardiaque, l’impact de nos activités journalières sur notre sommeil, les détails sur le coucher et sur le réveil… Certaines de ces données, comme la fréquence cardiaque, nécessitent l’utilisation de la montre connectée. 

Grâce à cette application nous pouvons atteindre nos objectifs de temps de sommeil, de régularité de celui-ci, nous réveiller à des heures plus favorables (pendant les phases de sommeil léger), etc. Des réglages disponibles dans Sleep Cycle permettent la connexion des autres objets connectés à la maison comme la lumière et les volets qui créent l’environnement idéal afin de pouvoir vous endormir et vous réveiller facilement.

Quantified self : du mouvement à la pratique

A l’origine, deux éditeurs du magazine Wired – Gary Wolf et Kevin Kelly – entament une séquence de rencontres entre utilisateurs et fabricants d’outils dédiés au suivi de leurs données personnelles (comme nous pourrions d’ailleurs le faire, en tant qu’étudiants du Master UNIC, dans le cadre de nos projets de fin d’année). C’est à l’occasion d’une conférence TEDx de 2010 que le mouvement prend forme. Puis, preuve de sa croissance rapide : dès 2011 la première conférence internationale du quantified self est organisée. Ainsi, le quantified self présente un aspect communautaire, basé sur l’expérience utilisateur et les besoins en matière de santé de ces derniers.

Pour autant, le quantified self est plus qu’un mouvement ; et il est d’ailleurs fort probable que vous, lecteur, soyez utilisateur d’un ou plusieurs de ces dispositifs sans pour autant vous identifier à une communauté. Mais quel est votre intérêt d’avoir recours au quantified self ? Trois pratiques se dégagent :

  1. L’objectif de surveillance ; par exemple, avec l’application “Cigaret Counter”, on peut se fixer le seuil journalier de 5 cigarettes. Ainsi, l’application permet de surveiller sa consommation de tabac.
  2. L’objectif de routinisation. Effectivement, une utilisation régulière de l’application permet de rompre une mauvaise habitude ou alors adopter une nouvelle routine ; l’exemple de “Cigaret Counter” peut également s’appliquer.
  3. Enfin, le dernier objectif est la recherche de la performance ; l’exemple dans le domaine du sport avec l’application Runtastic.

Du quantified self à la médecine prédictive

Si l’idée du quantified self repose sur une forme de développement personnel – l’utilisateur rentre ses données afin de suivre son activité, sa consommation de certaines substances, etc. -, un usage plus large et médical est également possible. En effet, la médecine moderne se développe selon le principe des 4P (personnalisée, préventive, prédictive et participative). Cela suppose toujours une action de l’utilisateur qui transmet ses données mais celles-ci ne sont plus seulement destinées à usage personnel de travail des des habitudes : elles sont partagées avec du personnel médical.  

Quel enjeu pour cette nouvelle pratique de la médecine ? Certes, cela permet un suivi plus simple et rapide en facilitant l’accès au données, plus personnalisé puisque le médecin a accès à l’ensemble des données mais il reste deux autres P à aborder. En effet, la force de la création de ces bases de données est une approche préventive et prédictive, qui anticiperait les pathologies et le meilleur traitement possible, à l’échelle personnelle et à l’échelle des populations. Ainsi, une start-up comme Primaa, qui levait deux millions en 2019, se donne pour mission d’accompagner les pathologistes dans le diagnostic en utilisant l’Intelligence Artificielle. Cette aide au diagnostic s’accompagne d’outils d’aide au traitement.  Ainsi, l’Immunoscore est un test permettant de prédire l’évolution du cancer du côlon et donc d’adapter le traitement en quantifiant les cellules immunitaires présente chez le patient. 

Les premiers usages des technologies mobiles en santé avaient pour but de suivre les pathologies du quotidien (diabète, hypertension) et de prévenir les conséquences de celles-ci – les pacemakers connectés permettent ainsi de surveiller le bon fonctionnement de la pompe. Mais ces exemples montrent une évolution des pratiques vers une approche véritablement prédictive, en amont du diagnostic.

Le quantified self est-il un transhumanisme ?

Au même titre que les technologies mobiles, les différents outils du quantified self apportent une extension des capacités intellectuelles par le stockage des données & les métadonnées. Pour autant, dès lors qu’il est appliqué à la santé, on ne peut s’affranchir de questionnements bio-éthiques. Peut-on intégrer à notre corps des dispositifs techniques, numériques, au même titre qu’un vaccin ou un médicament ? Et qu’est-ce que cela révèle quant à la nature même de l’espèce humaine ? Nous parlons là de transhumanisme, dont les limites demeurent floues à l’ère des coeurs artificiels, des objets connectés que nous portons au quotidien – à l’instar des montres – ou des pacemakers connectés qui, sans aucun doute, sauveront bien des vies dans les années à venir.

Source

BILLMANN, Marine. & DELORME, Valentine. “Le Quantified self”, 2017. bit.ly/2EtWQ1Z 

CARDON, Dominique. “L’identité comme stratégie relationnelle”, 2009. bit.ly/2XeGrXH 

CHOLLAT-NAMY, Clément “Intelligence artificielle et sante prédictive : l’exemple de l’Immunoscore® dans le cancer du côlon”, 2021. bit.ly/333rTBZ 

INSERM, “Immunoscore : un test pour améliorer la prise en charge et le traitement du cancer du côlon” – Communiqué, 2018. bit.ly/3L8i5HU 

PHARABOD, Anne-Sylvie. NIKOLSKI, Véra. & GRANJON, Fabien. “La mise en chiffres de soi, une approche compréhensive des mesures personnelles”, 2013. bit.ly/2TjoF6w 

PWC. “Objets connectés. L’avenir de la santé française ? Entre prévention, information, contrôle et utilisation des données, quels sont les usages de ces innovations ?”, 2017. pwc.to/3orbXkw 

RATEAU, Anne-Charlotte. “Le Quantified Self, où comment mieux prendre soin de sa santé online”, 2012. urlz.fr/hm9Z 

L’impact des technologies mobiles sur le commerce

L’impact des technologies mobiles sur le commerce

Candice ANTIGA, André DA SILVA, Christelle RIVIERE et Norane DABCHY

Introduction

Depuis quelques années, le développement du tout digital dans le secteur du commerce s’avère être un canal indispensable pour les consommateurs qui ne peuvent pas sortir ou qui n’ont pas de points de vente à proximité de leur domicile. Faire plus de business avec le mobile et les technologies dérivées fait partie de ce processus évolutif. 

L’arrivée en entreprises de compétences nouvelles, comme des développeurs d’applications mobiles, a remis à plat les études précédentes du numérique en entreprise. Les autorités s’intéressent de plus en plus à cette expérience digitale, tant pour les entreprises que pour leurs salariés et publient de nombreux rapports qui montrent que le secteur du numérique a encore de beaux jours devant lui. Les résultats sont là  : nous constatons chaque jour davantage internet, les sites et les applications web depuis nos téléphones portables et nos tablettes

Ce changement d’habitudes en matière d’achats en ligne et d’usages de nos mobiles devient donc de plus en plus hégémonique. Cela entraîne des transformations numériques pour l’entreprise, ses clients et ses salariés, et c’est ce dont nous allons vous parler maintenant.

I) Une évolution du multicanal à l’omnicanal

Le digital a bouleversé nos habitudes d’achat. Le commerce évolue au rythme des transformations digitales. Les entreprises de tous secteurs doivent donc en permanence s’adapter pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs.

De nos jours, nous avons tous nos propres parcours d’achat. Il peut par exemple démarrer en ligne par une recherche Google, voire pour les plus connectés d’entre nous, sur les réseaux sociaux. Le parcours peut se poursuivre par une commande en ligne suivie d’une collecte en magasin – ce qu’on appelle le “click & collect”, ou au contraire par des essais en magasin suivi d’une commande en ligne. 

Comment nous sommes passé du multicanal à l’omnicanal ?

Qu’est-ce que le multicanal : 

Avec l’évolution des technologies et la métamorphose des clients toujours plus connectés et mobiles, les entreprises ont, par la force des choses, multiplié les canaux pour occuper le terrain et affronter la concurrence. Pour toucher une clientèle toujours plus vaste : en magasin, via un site internet, les réseaux sociaux, des applications mobiles. Toutefois, chaque canal restait indépendant, souvent avec des budgets et des objectifs propres. Et le risque de conflits ou de cannibalisation d’un canal à l’autre était réel, tout comme la perte de cohérence de l’image de marque.

Qu’est-ce que le multicanal

Avec l’évolution des technologies et de nos modes de vie (toujours plus connectés et mobiles), les marques ont été forcés de multiplier les canaux. Pour toucher une clientèle toujours plus vaste, elles ont permis l’accès à leurs produits en magasin, via un site internet, les réseaux sociaux, des applications mobiles ect. Toutefois, chacun de ces canaux restait indépendant, souvent avec des budgets et des objectifs propres. Et le risque de conflits était réel, tout comme la perte de cohérence de l’image de marque.

Nous sommes donc passé à un modèle “cross-canal”.

Qu’est-ce que le cross-canal ? : canaux connectés et complémentaires

Le but de ce modèle était de faire disparaître les frontières entre les canaux digitaux et physiques. Le “cross canal”; c’est placer le client au cœur de l’enseigne en faisant fonctionner ensemble les différents canaux de distribution. 

Les marques ont ainsi commencé à établir des ponts entre les différents canaux pour fluidifier le parcours d’achat, renforcer leur image et harmoniser les actions commerciales. 

La situation actuelle est plutôt celle de l’omnicanalité. 

L’omnicanalité : un nouveau paradigme

L’omnicanal vise à créer une expérience client où chaque canal soutient et renforce l’autre, permettant un parcours fluidifié et centré sur le client. Les activités en ligne et hors ligne convergent afin de mieux comprendre les clients, d’affiner leur profil et de leur proposer des offres sur mesure.

La réussite d’une approche omnicanale repose sur une connaissance client approfondie. Il s’agit donc de collecter, centraliser et surtout traiter toutes les infos récoltées à travers les différents canaux pour apporter une réponse rapide, personnalisée et pertinente, quel que soit le point de contact ou la demande du client.

II) Drône, IA : un processus d’achat augmenté

Pour fluidifier l’expérience client dans le processus d’achat : le recours aux commandes en ligne, à l’enlèvement dans le magasin (click and collection), la cohérence des prix offline et online, le suivi de commande sur smartphone… sont tout autant d’éléments essentiels.

Car simplifier la vie du client passe aujourd’hui par la digitalisation des services et des magasins, mais aussi par le recours à des technologies innovantes. Le magasin du futur sera donci un espace qui n’a pas pour seul et unique but de vendre des articles mais plutôt un espace amusant et passionnant qui a pour but d’enchanter et  fidéliser le client !

Se faire livrer vos courses par drône, comment ça fonctionne ?

Le client passe une commande en ligne qui est préparée et emballée de façon classique par les équipes logistiques. Le système ERM envoie les informations de livraison au serveur qui centralise le routage des drones. Chaque drone dispose d’un GPS. Son emplacement est transmis en temps réel au serveur pour envoyer des notifications de livraison au client. Quelques exemples :

  • A Reykjavík en Islande, le site de vente en ligne AFA livre ses produits avec des drones. Encore en phase de rodage, le service est limité à un rayon quelques kilomètres soit la portée nécessaire pour atteindre la proche banlieue de la capitale islandaise.
  •  Le service de livraison par drone de la maison mère de Google, Alphabet, baptisé Wing, a déjà livré plus de 100 000 colis. Elle opère notamment au-dessus de la ville de Logan en Australie qui compte environ 300 000 habitants. Les habitants peuvent commander des plats préparés, de l’épicerie, des aliments pour animaux ou des vêtements.

Amazon Go

Il s’agit d’une boutique d’un nouveau genre, régi par l’intelligence artificielle, qui reconnaît les personnes et déduit automatiquement du crédit de chacun la somme due pour les courses. Cela fonctionne ainsi : tout individu possédant déjà un compte Amazon entre par le tourniquet d’entrée en scannant un code QR via son smartphone, puis achète ce qu’il désire, en retirant les produits des rayons.

Dans le plein respect de la logique Bezos, la boutique contient tout type de produits : fruits, pâtes, légumes, aliments frais et ingrédients longue conservation. En somme, c’est comme si vous vous trouviez physiquement dans l’e-commerce. Les clients peuvent également utiliser la technologie de reconnaissance de la paume mise en place par le géant. Celle-ci consiste à passer la paume de sa main au-dessus d’un lecteur lorsqu’on entre dans le magasin afin d’être identifié et facturé sans autre contact.

Les achats vocaux entrent dans la tendance.

Tout ce dont le client a besoin pour rechercher et acheter quelque chose en ligne, à l’aide de commandes vocales, est un assistant virtuel tel que Google Assistant ou Amazon Alexa, et bien sûr sa voix. Concrètement, le commerce vocal ou les achats vocaux permettent d’augmenter le trafic et le taux de conversion de manière significative. Le commerce vocal transforme totalement la relation client et surtout améliore son expérience.

Alors qu’il fallait faire la queue partout pour acheter ses billets de concert, de cinéma, de musées. Maintenant il est possible d’acheter ses billets en ligne, ses produits alimentaires, vêtements, électroménager. De simples mots suffisent. Malgré cela, l’aspect acte d’achat reste à charge de progrès puisque les transactions ne sont actuellement pas optimales en France.

Conclusion

Le commerce est un domaine dans lequel les technologies mobiles y apportent beaucoup de par le progrès technique qu’elles déclenchent puisqu’à termes, elles permettent une amélioration ainsi qu’une optimisation de l’expérience client. De plus, pour les entreprises,

il s’agit donc de faciliter l’accès à leurs produits et/ou services aux clients de sorte à ce qu’il y soit presque instantané comme on a pu le voir au travers des exemples précédents.

Smartphones et réseaux sociaux : Lesquels ? Quels usages ? Des critiques

Smartphones et réseaux sociaux : Lesquels ? Quels usages ? Des critiques

Les réseaux sociaux sont des communautés d’internautes qui échangent, créent leur réseau et partagent différents contenus. Ce moyen de communication 2.0 est devenu incontournable dans le quotidien de ses utilisateurs et est en constante évolution.

Il conviendra dès lors de répondre à la problématique suivante : Alors que les réseaux sociaux sont désormais aux cœurs de nos vies, quels sont leurs impacts dans nos quotidiens et notamment dans celui des jeunes générations ?

Les réseaux sociaux et leur place au sein de la population mondiale

D’après des données du rapport Hootsuite « We Are Social », parmi les 7.83 milliards de personnes vivant sur terre, 4,20 milliards utilisent les réseaux sociaux, soit près de 53.6 % de la population mondiale. Entre janvier 2020 et janvier 2021, ce sont plus de 490 millions qui sont devenus des utilisateurs actifs des réseaux sociaux et en Europe, ce sont près de 79 % de la population qui les utilisent. En France, près de 49,60 millions de personnes utilisent les réseaux sociaux soit près de 75,9 % de la population. Entre janvier 2021 et janvier 2020 en France, ce sont plus de 12,8 % qui sont devenus des utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux, soit une augmentation de 12,8 %. Force est de constater que Facebook est la plateforme la plus utilisée au monde suivi par YouTube, Whats’App, Facebook Messenger, Instagram, WeChat et TikTok.

A quoi servent les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux servent à maintenir un lien familial ou amical à distance, retrouver des connaissances et créer un réseau, partager du contenu varié, suivre une marque/un artiste et être au courant de son actualité, chercher des informations sur ses centres d’intérêt, rencontrer des personnes via un groupe commun, un projet collaboratif, diffuser de l’information, développer son projet professionnel, sa marque, sa société, vendre ses produits et services, créer de nouveaux métiers et s’informer.

D’après Dominique Cardon, les réseaux sociaux s’incrustent dans notre quotidien mais reprennent nos codes habituels.

Les jeunes, des utilisateurs hyper connectés et actifs sur les réseaux sociaux.

Bien que les réseaux sociaux soient interdits aux utilisateurs âgés de moins de 13 ans, une grande partie des utilisateurs les plus actifs de TikTok sont des enfants. Les jeunes Américains, de 4 à 15 ans, passent 87 minutes chaque jour sur l’application en 2020[1]. Les enfants français ne dérogent pas à cette tendance. Bien que les chiffres soient difficiles à présenter en raison de l’illégalité de ces usages, les pratiques dans les cours de récréation démontrent une utilisation réelle des réseaux sociaux vidéos : TikTok et YouTube. Ainsi, un journaliste du Monde a étudié les comportements des élèves d’une classe de CM1 et affirme que « parmi 28 élèves, 12 sont producteurs de contenus sur Internet et 5 le font dans le dos de leurs parents ».

D’après des données chiffrées[2], il s’avère effectivement que 56 % des jeunes passent moins de 2h sur leurs réseaux sociaux, tandis que 29 % y passent entre 3h et 5h et 12 % passent 5h de leur temps ou plus dessus. Instagram reste la plateforme la plus plébiscitée par les jeunes générations, qui l’utilisent à 81 %. S’ensuit Snapchat avec 74 % de jeunes connectés sur cette plateforme, puis Facebook et Twitter. Contrairement à ce que l’engouement autour de Tiktok peut laisser croire, ce réseau social arrive après LinkedIn et Pinterest avec 10 % d’utilisateurs. Cependant, Facebook est de moins en moins apprécié par les jeunes qui ont supprimé leurs comptes à 12 % en 2020 et 64 % des jeunes de 16 à 18 ans n’utilisent tout simplement pas Facebook.

Mais pour leur jeune âge, ces internautes possèdent un recul très critique sur leurs usages, déclarant être « addict à TikTok »[3] et souhaitant freiner voire arrêter leur pratique.

Toutefois, l’accoutumance aux réseaux sociaux se fait à tout âge

En effet, outre l’incroyable impact des réseaux sur le marketing digital, ceux-ci sont, bien sûr, profondément ancrés dans les mœurs. N’allez pas vous imaginer que communiquer sur les réseaux sociaux est l’apanage des adolescents dont 45 % déclarent y être connectés presque en permanence. 50 % des utilisateurs de LinkedIn ont entre 30 et 49 ans, et ce ne sont pas moins de 88 % des 18-29 ans qui utilisent les médias sociaux.

La dépendance aux réseaux sociaux : une nouvelle addiction ?

La principale conséquence de cette croissance exponentielle des réseaux sociaux est évidemment la dépendance qu’elle crée chez les utilisateurs. Qu’il s’agisse d’une « dépendance » au sens médical du terme ou non, cela ne change rien au fait qu’alimenter son profil Facebook ou son compte Twitter à longueur de journée peut vite prendre des dimensions démentielles. Chez les 18-24 ans, 51 % avouent qu’il leur serait difficile de se détacher des médias sociaux. On retrouve notamment cette dépendance avec la multiplication de la messagerie instantanée.

Le succès des réseaux sociaux s’explique également par le syndrome « Fomo », pour « Fear of missing out ». En clair, la peur de rater quelque chose. Par le caractère instantané des publications et la facilité de les mettre en place, il se passe toujours quelque chose sur les réseaux. On devient rapidement accro à cette course à la nouveauté.

Force est de souligner que les réseaux sociaux n’ont toutefois qu’un impact limité sur les mobilisations sociales.

En effet, la prolifération de l’usage des médias sociaux n’a pas abouti à un changement social significatif, estiment les chercheurs Alex Pentland, Manuel Cebrian et Iyad Rahwan. Si les réseaux sociaux ont fourni un carburant aux mobilisations spontanées, ils n’ont pas aidé à construire un changement social, durable et réfléchi, c’est-à-dire des actions collectives coordonnées. Parmi les trois chercheurs, le fait que l’âge d’or des médias sociaux coïncide avec une crise du leadership mondiale n’est pas surprenant. Ni les leaders charismatiques ni les foules anonymes ne semblent être désormais en mesure de rendre les grands enjeux suffisamment populaires pour mobiliser et permettre à la société d’agir. Le paradoxe de la coexistence des médias sociaux avec une « fin du pouvoir » semble plus pertinent que jamais. Ces dernières années, les médias sociaux ont pourtant été les catalyseurs d’intenses mobilisations allant des Printemps arabes à Occupy Wall Street. Dans la plupart de ces événements, les médias sociaux ont été les animateurs des mobilisations mais sans parvenir à réaliser leur potentiel. Si les médias sociaux parviennent à mettre les sujets sur la scène, ils ne parviennent pas à les transformer ou à les accomplir.

Pour conclure, il est incontestable que les réseaux sociaux sont désormais au cœur de nos vies et ont des impacts tant positifs que négatifs sur nos quotidiens et notamment sur celui des jeunes. Il convient de rappeler que les réseaux sociaux ne semblent pas mobiliser socialement les populations actives actuelles. Nous pouvons ainsi nous demander si à l’avenir, les jeunes se mobiliseront, ceux-ci étant généralement beaucoup plus actifs (en terme de création de contenu) sur les plateformes numériques que leurs aînés. D’emblée, nous pouvons facilement imaginer une société prochaine plus engagée, puisque aujourd’hui la socialisation des jeunes se développe majoritairement sur les réseaux sociaux.

Adeline Dubout, Elise Landais, Justine Levine-Abile

[1] https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-les-enfants-americains-passent-pres-dune-heure-et-demie-par-jour-sur

[2] https://f.hellowork.com/blogdumoderateur/2020/02/infographie-reseaux-sociaux.png

[3] https://www.lemonde.fr/entre-les-lignes/article/2021/10/10/dans-les-smartphones-des-ecoliers-tiktok-ca-nous-rend-fous_6097804_5156314.html

Le modèle des super apps

Auteurs de l’article :

  • Isotta Marcelli
  • Anouk Laly
  • Reuben Attia

 

Pourquoi le modèle de super appli n’existe pas en Europe ? 

On constate l’émergence d’applications différentes dans les mondes occidental et oriental. Or, les modèles économiques sont différents. En occident, ceux-ci sont plus libéraux. En Asie, surtout en Chine, les modèles sont protectionnistes, étatiques. De plus, on assiste à l’augmentation d’application pour un seul service en Europe. Il est donc difficile pour une application de prendre le lead sur les autres, en proposant un service qui existe déjà. 

Un exemple de super App: WeChat

Les modèles économiques des GAFAM est bien plus fermé que celui de WeChat. Les GAFAM ne coopèrent pas avec d’autres entreprises pour élargir leurs services à la différence de Wechat qui repose sur plusieurs start-up pour élargir son offre de services. Ceci diminue les possibilités de créer des super apps. Le phénomène des super apps se répand comme une traînée de poudre en Asie du Sud-Est, en Amérique du Sud ou en Inde selon Les Échos

Les services publics dans les pays dits émergents sont parfois peu efficaces et les « super-applis » peuvent résoudre certains problèmes. Plusieurs gouvernements peuvent mener une politique volontariste pour aider au développement de ces écosystèmes massifs. Pékin a ainsi favorisé l’émergence de WeChat, notamment pour les partenariats avec des grands groupes.

« Les Chinois peuvent payer leur facture d’électricité en un clic via WeChat et n’ont plus à se rendre à un guichet de l’administration et faire la queue pendant des heures », souligne Nicolas Cabanes, analyste chez Fabernovel. « Au Vietnam, le gouvernement souhaite réduire le volume de transactions en liquide à hauteur de 10 % d’ici à 2020 et aide Grab et Go-Jek, qui sont à même de favoriser le paiement mobile, à devenir des super-applis ».

 

Une faible bancarisation

Justement, la faible bancarisation dans ces zones géographiques explique aussi cet essor des « super applis » ; les utilisateurs s’en servent pour effectuer tout ou partie de leurs paiements. Au Brésil, un quart de la population n’a pas de compte bancaire selon la Banque centrale du pays, alors qu’une très large majorité (70 %) des habitants est équipée d’un smartphone.

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Autre raison à ce boom des « super-applis » dans les pays émergents : le marché du travail y est peu structuré et les salaires minimums sont faibles. Résultat, ces plateformes offrent la possibilité aux travailleurs pauvres de compléter leur rémunération et aux personnes sans emploi de générer un revenu.

« Au Brésil, près de 4 millions de salariés travaillent régulièrement pour ces plateformes. Beaucoup d’entre eux ont pu accéder au statut de micro-entrepreneur individuel, ce qui leur garantit un certain nombre de droits. Ce sont des opportunités professionnelles qui n’étaient pas concevables auparavant pour eux », explique Ivan Lemos Tonet, analyste pour le Service Brésilien de Conseil aux micros et petites entreprises. Un phénomène parfois accentué par les crises migratoires. Selon la BBC, 30 % des livreurs de la start-up Rappi, qui aspire à devenir la « super-appli » d’Amérique du Sud, sont des migrants.

 

Vers des super-applications de niche en Occident ?

En Occident, seul Facebook s’est déjà positionné pour se muer en « super-appli ». Mais de nouveaux écosystèmes qui ne se veulent pas exhaustifs, mais spécialisés, sont également en train de voir le jour. A l’instar d’Uber.

Informations et médias

Jeanne Creignou et Lucile Doiteau

L’évolution du numérique et des technologies mobiles a eu un impact sur la société dans son ensemble. Les médias et l’information ne font pas exception et le numérique a bouleversé tant la façon de produire que de consommer l’information.

Le métier de journaliste a été profondément bouleversé par l’apparition du numérique et des technologies mobiles. Historiquement, l’essence de ce métier est de vérifier, traiter, analyser et réfléchir sur une information. Avec les technologies mobiles, l’enjeu devient de produire le plus rapidement un contenu à diffuser notamment sur le site des médias traditionnels pour apporter à ses lecteurs l’information le plus rapidement possible. Dans bon nombre de cas, l’information est donc brute ; elle n’est pas analysée. On peut ainsi voir à la fin de certains articles sur les sites web la mention “source AFP”. Les médias reprennent le contenu de l’agence française de presse sans y apporter de modifications ou de valeurs ajoutées. Mais d’après l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM), les médias traditionnels sur le web restent très visités comme si le nom, Le Monde ou le Figaro, était gage de qualité et de fiabilité.

L’autre révolution dans le monde de l’information des médias est l’apparition des robots dans les agences de presse. Le 17 mars 2014, un séisme touche un quartier de Los Angeles et c’est un robot, qui le premier, annonce l’information. Le robot, nourri par des données du Centre fédéral d’information sur l’activité sismique (US Geological Survey) a été en capacité de fournir en trois minutes un compte rendu mis en forme. L’agence de presse américaine se base sur des robots pour produire certaines publications. L’objectif n’est pas de remplacer les journalistes mais de leur permettre de se consacrer davantage à un travail d’enquête et d’analyse.

Les journalistes se voient également concurrencés par des personnes qui n’ont pas de carte de presse. La place de l’expert a tendance à reculer au profit de la parole des amateurs. Sur les sites de médias, il y a très souvent la possibilité de mettre un commentaire à la fin de l’article et d’échanger son point de vue avec d’autres lecteurs : tout le monde se proclame expert.

Aujourd’hui, il est possible de s’improviser journaliste avec l’aide de quelques outils. Trépied, micro et surtout un smartphone disposant d’une bonne caméra et le tour est quasiment joué ! Dans sa chambre ou encore dans la rue avec les interviews micro-trottoirs, n’importe quel citoyen peut aujourd’hui prétendre être journaliste en herbe. La possibilité de partager le contenu créé que ce soit sur Youtube ou sur les réseaux sociaux encourage cette pratique.

Consommer tout le temps, à n’importe quel moment et n’importe où, les technologies mobiles ont aussi transformé la manière de consommer l’information.

Les premiers consommateurs de ce type de média sont principalement la jeunesse. On compte plus de 47% des 18-34 ans qui passent en priorité par les réseaux sociaux, puis la télévision (37%), la presse écrite (7,5%) et enfin la radio (7%). Nous pouvons constater un décalage de génération entre les différents canaux d’informations. Effectivement, 24% des plus de 65 ans s’informent par la radio.

La technologie mobile a donc pris une place importante dans notre société, d’autant plus chez les jeunes. L’information se trouve facilement, sur les réseaux sociaux où des pages d’amateurs ou de professionnels y sont spécialement dédiés. Le contenu y est  bref et va à l’essentiel de l’information, quitte à oublier une partie des données. L’information est consommée en masse. Ce qui compte aujourd’hui pour ces créateurs de contenus est de réaliser le plus grand nombre de lectures possibles de son article d’où le terme de « putaclic” qui est apparu afin de qualifier les titres choquants, qui donnent envie d’ouvrir le contenu. Le risque est que l’information soit négligée voire erronée du fait que le consommateur ne prend plus la peine de faire ses propres recherches. Avec ce type de pratique, nous recensons de plus en plus de fake-news.

Néanmoins, il est important de souligner les aspects positifs de ces nouvelles pratiques. Effectivement, avec l’apparition de technologies mobiles, l’information et la communication sont des domaines qui n’ont cessé d’évoluer et d’être exploités. Aujourd’hui, nous pouvons être informés en quelques minutes voire quelques secondes d’un événement qui a eu lieu à l’autre bout du monde et y interagir sur les différentes plateformes et réseaux sociaux. Par ailleurs, nous trouvons également un intérêt aux vidéos amateures qui permettent de pouvoir témoigner d’événements qui n’ont pas été médiatisés. Cependant, ce phénomène bien qu’utile est également controversé du fait que certaines personnes prennent en vidéo des situations dangereuses et ne viennent pas en aide à autrui.

Un des points intéressants que nous pouvons également relever avec les technologies mobiles est la libération de la parole. Grâce à ces pseudo journalistes des réseaux sociaux, certains sujets sont traités alors qu’ils sont volontairement étouffés. Les journalistes non-indépendants travaillent pour des médias ayant chacun leur ligne éditoriale qu’ils doivent respecter. Qu’il s’agisse de sujets politiques, économiques, sociétaux, des sujets ne doivent pas être traités sous certains angles voire ne pas être évoqués du tout. Les technologies mobiles offrent donc à ces journalistes amateurs la possibilité de casser les codes du journalisme traditionnel et de libérer la parole, en interviewant une partie de la population souvent jamais entendue dans les médias.

Les technologies mobiles ont donc eu des impacts du côté éditeur et de la production d’informations et du côté des lecteurs et des consommateurs.

Cours n°6 – Contenu

Cours n°6 – Contenu

Cours 6 – contenu-2022

Groupes de travail

  • Qu’est-ce qu’une super app ? Pourquoi partout sauf aux Etats-Unis et en Europe ?
  • En quoi les smartphones ont-ils permis le développement de la Gig economy ? Quels en sont les enjeux ?
  • En quoi les smartphones participe-t-ils à la médecine de demain ? Comment ? Pourquoi ? Quels en sont les enjeux ?
  • Quels impacts les technologies mobiles ont elles eu sur les médias ? (1) Côté éditeur (2) côté audience
  • Smartphones et réseaux sociaux : Lesquels ? Quels usages ? Des critiques ?
  • En quoi les technologies mobiles impactent-elles le commerce ?

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Rapport global & Statistiques :

Mobilité & actualité

Education aux médias 

Smartphones, actualités et réseaux sociaux

Smartphones et réseaux sociaux

Mobilité & santé

Mobilité & travail

Mobilité & commerce

Les Super Apps

 

Cours n°7 – Vie privée et technologies mobiles

Cours n°7 – Vie privée et technologies mobiles

Hardware

Software & Contenu 

Enquête :

App Tracking Transparency (ATT)

 

Snowden

RGPD

Réglement ePrivacy

RGPD et Réglement ePrivacy – Comment réagissent les géants du web ?

Privacy by Design

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