par Helen | 17 Déc 2024 | Logiciel
1. Introduction
Pour ce projet, nous avons décidé d’intégrer un chatbot sur le site web d’une marque de mode, MANGUE Clothing, qui possède une boutique en ligne. Le site a été conçu avec Wix, une plateforme no-code qui permet de créer des sites web de manière simple, sans avoir besoin de savoir programmer.
Pour le chatbot, nous avons utilisé la solution française Crisp, un outil no-code spécialisé dans la gestion de relation client. Crisp offre des fonctionnalités avancées de chat et d’intelligence artificielle, ce qui en fait un choix idéal pour améliorer l’expérience client sur le site.
2. Points forts et points faibles de la solution Crisp
Points forts
- IA et précision : Le chatbot peut formuler des réponses basées sur les informations disponibles sur le site. Lors de nos tests, les réponses étaient précises et pertinentes.
- Automatisation : Il est possible d’automatiser les réponses aux questions fréquentes, ce qui fait gagner du temps.
- Flexibilité : En cas de besoin, un opérateur humain peut intervenir et prendre en charge la conversation via Crisp.
- Ajouts pratiques : On peut intégrer des fonctionnalités comme une barre de recherche ou un espace documentation directement dans le chat.
- Données clients : L’outil fournit des informations détaillées sur les visiteurs, comme leur nom, email, localisation, langue, appareil utilisé, pages consultées, et origine du trafic.
- Multi-plateforme : Crisp permet de centraliser les réponses issues de différents canaux, comme Messenger ou email, en un seul endroit.
- Analytics : On peut suivre des statistiques détaillées sur les visiteurs, les conversations, et leur taux de satisfaction.
- Contrôle facile : Il n’est pas nécessaire de donner un accès complet au site web pour utiliser le chatbot, ce qui est un vrai plus en termes de sécurité.
Points faibles
- Coût élevé : La fonctionnalité de réponses automatiques et l’IA ne sont accessibles qu’avec un abonnement premium, à 95 € par mois (version gratuite de 1 journée jusqu’à 14 jours avec condition de renseignement de données personnelles – très contraignant).
- Transparence de l’IA : Lorsque l’IA répond, une étiquette informe les utilisateurs que la réponse est générée par une intelligence artificielle « IA Chatbot », ce qui peut nuire à l’expérience et à crédibilité de la réponse pour les clients.
- Automatisation limitée : Les réponses automatiques sont conçues pour traiter une seule question à la fois, sans véritable suivi de dialogue.
- Complexité initiale : Crisp propose une large gamme de fonctionnalités qui vont au-delà du chatbot, ce qui peut être intimidant pour un utilisateur débutant.
3. Démonstration du développement
Démarche suivie
Nous avons travaillé à partir d’un site web existant, créé avec Wix.
Après avoir ouvert un compte sur Crisp, nous avons intégré cet outil au site. Cependant, nous avons rencontré un premier obstacle : les instructions sur Wix étaient obsolètes et celles sur Crisp étaient inexistantes. Cela nous a obligé à contacter leur support, qui a répondu rapidement et de manière claire.
Pour l’intégration, nous avons généré un code directement sur Crisp, que nous avons ensuite inséré dans l’en-tête du site web sur Wix. Une fois cette étape terminée, nous avons configuré toutes les fonctionnalités depuis le tableau de bord Crisp.
Fonctionnalités testées
- Magic Reply :
- Génération de réponses basées sur les informations du site web.
- Les réponses doivent être envoyées manuellement (fonction gratuite).
- Auto-Responder :
- Plugin payant permettant de configurer des mots-clés et des réponses prédéfinies.
- Fonctionne bien pour des réponses automatiques simples, mais il manque une vraie interaction conversationnelle.
- AI Chatbot :
- Propose des réponses automatiques grâce à l’IA en s’appuyant sur les données du site web.
- Peut également suggérer des liens vers des pages pertinentes.
- Une étiquette précise que la réponse est générée par l’IA (fonction payante).
Limites rencontrées
- La majorité des plugins nécessite un abonnement payant.
- Il n’était pas possible d’intégrer des solutions plus avancées, comme un chatbot personnalisé basé sur GPT, sans un compte premium OpenAI.
- Nous avons utilisé un essai gratuit pour tester certaines fonctionnalités premium, mais ces tests étaient limités dans le temps.
4. Conclusion
Ce projet nous a permis de découvrir et d’explorer les outils no-code comme Crisp pour intégrer un chatbot sur un site web. Malgré quelques contraintes, notamment les coûts des fonctionnalités avancées, nous avons réussi à mettre en place une solution fonctionnelle et adaptée.
L’expérience nous a également montré l’importance de bien évaluer les besoins et le budget avant de choisir une plateforme spécifique. En conclusion, Crisp est un outil performant, mais qui reste plus avantageux pour les projets avec un budget conséquent.
par Helen | 10 Déc 2024 | Matériel
Étudiants : Helen BELMONTE, Mamadou Maladho DIALLO, Joanna ZIMMERMANN, Marion BAUER
Sujet 5 : Qui possède les câbles sous-marins ? Quels en sont les enjeux ?
Câbles sous-marins : les artères invisibles du pouvoir numérique
Qu’est-ce qu’un câble sous-marin ?
Un câble sous-marin est un long cordon de fibre optique, posé sur le fond marin (ou parfois enterré), destiné à transporter l’essentiel des données mondiales, comme Internet, la téléphonie ou même de l’électricité. Ces géants silencieux relient continents, îles et infrastructures numériques, mais leur rôle reste méconnu. Pourtant, derrière ces milliers de kilomètres de câbles se cachent des enjeux économiques, stratégiques et géopolitiques majeurs, faisant d’eux une infrastructure cruciale de notre monde connecté.

Source image : https://www.usni.org/magazines/proceedings/2023/august/coast-guard-should-lead-protect-undersea-cables
Qui possède les câbles sous-marins ?
Leur possession est répartie entre différents acteurs. Historiquement, les grands opérateurs télécoms, comme Orange ou AT&T, ont investi pour sécuriser leurs propres réseaux. Mais le paysage a évolué. Aujourd’hui, les géants de la tech, tels que Google, Meta ou Amazon, sont devenus des acteurs incontournables. En 2011, les GAFAM possédaient seulement 5 % des câbles sous-marins, contre plus de 50 % aujourd’hui. Leurs besoins croissants en bande passante pour les services cloud et les plateformes en ligne les poussent à investir dans leurs propres infrastructures. Dans certains cas, ces entreprises détiennent des câbles entiers, réduisant leur dépendance envers les opérateurs traditionnels.
Parallèlement, des consortiums internationaux se forment pour partager les coûts exorbitants de ces projets, qui peuvent atteindre plusieurs centaines de millions d’euros. Ces alliances permettent de mutualiser les risques tout en garantissant un accès équitable aux données pour chaque membre. Les États, eux aussi, jouent un rôle dans cet écosystème. Conscients des enjeux de souveraineté numérique, certains gouvernements financent des projets pour éviter une dépendance excessive envers des entreprises privées ou des nations étrangères.

Source image : https://mastergeonum.org/2022/02/18/surtout-ne-pas-peter-un-cable-a-quoi-ressemble-le-cyberespace-sous-marin/
Quels sont les enjeux liés aux câbles sous-marins ?
Les câbles sous-marins ne sont pas qu’une simple infrastructure technique. Ils sont au cœur de rivalités stratégiques. Dans des zones sensibles, comme la mer de Chine méridionale, ils deviennent des enjeux de pouvoir entre grandes puissances. La capacité à contrôler ces routes numériques influence directement la sécurité des données et, par extension, la stabilité économique et politique.
Mais cette infrastructure essentielle reste vulnérable. Les câbles, bien que renforcés, ne sont pas invincibles. Ils peuvent être endommagés par des ancrages de bateaux, des séismes ou même des actes de sabotage. Ces risques soulèvent des questions cruciales de résilience et de cybersécurité, dans un monde où une coupure de données peut paralyser des économies entières.
L’enjeu est aussi environnemental. Poser des câbles sous-marins implique des interventions sur les fonds marins, avec un impact potentiel sur les écosystèmes. Bien que des efforts soient faits pour minimiser ces perturbations, cet aspect reste souvent peu discuté face à l’importance stratégique de ces infrastructures.
Alors que la demande mondiale en données explose, les câbles sous-marins deviennent plus que jamais essentiels. Leur contrôle, qu’il soit économique, technique ou géopolitique, façonne déjà les équilibres de notre société numérique. Et bien que discrets, ces géants des profondeurs restent au centre des enjeux du 21ᵉ siècle.
Les câbles sous-marins, qui transportent environ 98 % des flux d’informations mondiaux, sont une infrastructure essentielle mais méconnue de notre monde connecté. Longs cordons de fibre optique posés sur les fonds marins, ils relient continents, îles et infrastructures numériques, assurant la connectivité Internet et téléphonique à l’échelle planétaire. Mais derrière cette prouesse technologique se cachent des enjeux cruciaux.
Sur le plan stratégique, ces câbles jouent un rôle central dans la souveraineté numérique des nations. La maîtrise de ces infrastructures garantit le contrôle des données qui circulent à travers le monde. La France, par exemple, a récemment nationalisé Alcatel Submarine Networks, seul fabricant européen de câbles sous-marins en fibre optique, pour protéger cet atout stratégique. Mais cette infrastructure est vulnérable aux tensions internationales. En novembre 2024, des câbles en mer Baltique ont été endommagés, alimentant les soupçons envers un navire chinois, le « Yi-Peng 3 ». Ces incidents rappellent que les câbles sont des cibles potentielles de sabotage et d’espionnage, illustrant leur rôle dans les rivalités géopolitiques.
Les enjeux économiques sont tout aussi importants. En 2011, les GAFAM possédaient seulement 5 % des câbles sous-marins, contre plus de 50 % aujourd’hui. Ces géants investissent massivement dans cette infrastructure pour sécuriser leurs propres flux de données, renforçant leur domination sur le trafic Internet mondial. Cette concentration soulève des questions sur la dépendance envers ces entreprises et sur les risques pour les communications internationales. Une coupure de câble peut paralyser des transactions financières et entraîner des pertes économiques colossales, soulignant l’urgence de renforcer la résilience de ces infrastructures.
La technologie évolue pour répondre à ces défis. Avec l’augmentation exponentielle du trafic Internet, il est crucial d’améliorer la capacité et la robustesse des câbles. Des innovations, comme le déploiement à grande profondeur, sont en cours, mais leur entretien reste complexe et coûteux. La réparation d’un câble endommagé, souvent à plusieurs kilomètres sous l’eau, demande des ressources importantes, et des initiatives internationales cherchent à accélérer ces interventions.
Les impacts environnementaux ne sont pas en reste. La pose et l’entretien des câbles perturbent les écosystèmes marins, notamment les habitats sensibles des fonds marins. Bien que des efforts soient faits pour minimiser ces perturbations, des réglementations strictes sont nécessaires pour concilier développement technologique et préservation de l’environnement.
Enfin, le cadre juridique entourant ces infrastructures reste flou. Traversant des eaux internationales, les câbles sous-marins sont régis par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, mais des zones d’ombre subsistent, notamment sur la responsabilité en cas de dommages. Lorsqu’un câble est endommagé, déterminer le responsable parmi les nombreux acteurs impliqués reste un défi majeur.
Ces géants des profondeurs, bien qu’invisibles, jouent un rôle central dans l’équilibre de notre société numérique. Leur contrôle, qu’il soit stratégique, économique, technologique ou juridique, redessine déjà les dynamiques mondiales, révélant leur importance cruciale pour l’avenir.

Source image : https://bd53565bb0.clvaw-cdnwnd.com/5248ccc307284b5d053e41eef19504b4/200010786-aaba7aabab/Atlas%20strat%C3%A9gique%20des%20arm%C3%A9es%20fran%C3%A7aises%20-%20Iega%202023.pdf?ph=bd53565bb0
Sources
https://fr.businessam.be/cables-sous-marins-trafic-internet-mondial-atouts-economiques-strategiques/
https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/04/asn-fabricant-strategique-de-cables-telecoms-sous-marins-nationalise-par-l-etat_6376070_3234.html?
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2024/11/21/cables-sous-marins-endommages-en-mer-baltique-pourquoi-l-etau-se-resserre-autour-du-bateau-chinois_6407425_4408996.html?
https://fr.news.yahoo.com/c%C3%A2bles-marins-robot-abysses-chine-141422031.html?utm_source=chatgpt.com
https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/cables-sous-marins