Pourquoi Huawei est-il interdit partout ?

Pourquoi Huawei est-il interdit partout ?

Audrey, Camille et Mya

Pourquoi Huawei est-il interdit partout ?

Le 15 mai 2019, Donald Trump déclarait la guerre au constructeur chinois Huawei en interdisant l’usage de ses produits sur le territoire américain. Le milliardaire, récemment réélu président des États-Unis, voulait éliminer tout risque d’espionnage. Depuis, le géant chinois des télécommunications fait face à des interdictions croissantes dans plusieurs pays. La principale raison ? De sérieuses préoccupations de sécurité nationale. Peu après, la firme perdait sa licence « Android » et son accès aux produits Google sur l’ensemble de ses produits. Une perte qui a inévitablement réduit la qualité de l’expérience de ses utilisateurs.

Raisons de cette interdiction

Les interdictions visant Huawei s’inscrivent dans un contexte complexe mêlant préoccupations de sécurité nationale, tensions géopolitiques et enjeux économiques. Depuis plusieurs années, le géant chinois des télécommunications est accusé par les États-Unis et d’autres Nations de représenter une menace potentielle pour la sécurité des communications.

Les soupçons d’espionnage sont au cœur des restrictions imposées à Huawei. Washington affirme que les liens présumés de l’entreprise avec le gouvernement chinois pourraient permettre à Pékin d’exploiter ses équipements pour surveiller des données sensibles, notamment dans les infrastructures critiques des réseaux 5G. Cette crainte d’ingérence, partagée par des alliés comme le Royaume-Uni et l’Australie, a conduit à une interdiction progressive des produits Huawei dans plusieurs pays occidentaux (Source : Les numériques).

Un protectionnisme américain 

Depuis 2019, Huawei, géant chinois des télécommunications, est au cœur d’une bataille technologique et géopolitique. Placée sur liste noire par les États-Unis, l’entreprise s’est vue interdire l’accès à des composants clés fournis par des entreprises américaines, une mesure qui a sévèrement affecté ses activités selon (Source : Frandroid). Ce blocage, justifié officiellement par des préoccupations de sécurité nationale, soulève également des questions sur une potentielle stratégie de protectionnisme économique visant à freiner la montée en puissance technologique de la Chine.

Selon (Source: legrandcontinent), plusieurs analystes estiment que ces restrictions ne se limitent pas à des enjeux de cybersécurité. Elles pourraient également s’inscrire dans une volonté de défendre les intérêts des entreprises américaines, en limitant l’influence croissante des technologies chinoises sur le marché mondial. Cette approche a fait école : des pays alliés comme le Canada et le Royaume-Uni ont suivi la position des États-Unis, en interdisant ou en réduisant l’utilisation des équipements Huawei dans leurs infrastructures 5G, craignant une dépendance technologique stratégique.

Ces mesures, bien que présentées comme un rempart face à des menaces potentielles, illustrent également les tensions croissantes entre les deux premières puissances économiques mondiales, où la technologie devient un champ de confrontation majeur.

Conséquences de ces interdictions

Malgré les sanctions américaines, Huawei maintient une position solide en Afrique, où l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 5,8 milliards de dollars en 2018, dont 60 % proviennent de la vente d’équipements et services, et 40 % des ventes de téléphones (Source : Servicesmobiles). Cependant, l’entreprise fait face à des défis importants sur d’autres marchés. En Europe, Huawei a connu un déclin significatif suite à l’embargo, aggravé par l’absence des services Google qui a rendu l’expérience utilisateur moins attrayante pour les consommateurs (Source : The Conversation). Même sur son marché domestique en Chine, Huawei a enregistré une baisse de ses performances (Source : Lanouvelletribune). Face à ces difficultés, l’entreprise a dû adapter sa stratégie en se concentrant sur la survie et l’innovation, investissant massivement en R&D et diversifiant ses activités vers des secteurs comme l’automobile intelligente et le cloud computing.

Une bataille aux multiples enjeux

Au-delà de la cybersécurité et des rivalités géopolitiques, ces interdictions ont aussi un fort volet économique. En excluant Huawei des marchés occidentaux, les États-Unis protègent indirectement leurs propres champions technologiques, tels que Qualcomm ou Cisco. Par ailleurs, ces restrictions visent à freiner l’avance chinoise dans les technologies émergentes, comme la 5G, où Huawei s’est imposé comme leader mondial.

La 5G: vers des entreprises / plateformes ?

La 5G: vers des entreprises / plateformes ?

Anasatsia, Pearliani, Jingwen

La 5G: vers des entreprises / plateformes? 4G vs 5G

La République du Congo a déployé son réseau 5G le 21 novembre dernier. Le pays devient ainsi le premier d’Afrique Centrale a profiter de ce réseau. Mais quelles sont les raisons pour cette course à la 5G ? 

La 5G, c’est quoi ? 

L’avènement du réseau 5G marque un développement incontournable dans les télécommunications. Contrairement aux plus anciens réseaux, le 5G sort de l’univers où l’architecture est composée par des matériels à une architecture informatique comprenant des logiciels et des systèmes plus spécialisés. Autrement dit, « de nombreuses fonctions réseau seront virtualisées » dans ce réseau, d’après le rapport de l’ANRT. Cette virtualisation des fonctions matérielles aux fonctions logicielles permet d’augmenter l’efficacité, la flexibilité et la capacité d’infrastructure afin de mieux optimiser le réseau.

La virtualisation des fonctions dans le réseau 5G explique ainsi l’augmentation de débits de ce réseau (jusqu’à 20 GB/s) comparé à la 4G (jusqu’à 1GB/s) pour le téléchargement et le traitement de données plus rapides. Pour augmenter sa capacité, la 5G utilise également de nouvelles bandes de fréquence qui fonctionnent entre 30 et 300 GHz, tandis que la 4G fonctionne seulement entre 700 et 3600 MHz.

Avec sa performance, la 5G supporte le développement de l’Internet des Objets en offrant « une qualité de réseau améliorée et une consommation d’énergie optimisée. » Les IoT peuvent donc être déployés dans divers secteurs, tels que l’industrie, la gestion d’énergie et l’agriculture intelligente afin d’améliorer leur productivité. 

Les défis et controverses de la 5G

Tout d’abord, l’un des principaux enjeux qui peuvent ralentir le déploiement des réseaux 5G est la question de l’attribution du spectre, qui est coûteuse et complexe, et avec des tensions entre gouvernements et opérateurs. 

Ensuite, une quantité d’infrastructures avec une densification des antennes et des investissements massifs est nécessaire pour le déploiement de la 5G, ce qui est un fait souvent critiqué pour leur impact environnemental et social. 

Aussi, la 5G amplifie les risques de cyberattaques et de violations des données à des fins de surveillance et d’espionnage, obligeant les acteurs à renforcer la sécurité pour maintenir la confiance des utilisateurs. 

Puis, la question du coût pour déployer et au niveau de l’accessibilité financière des services 5G pour les consommateurs suscite toujours des inquiétudes. Donc, pour les entreprises de télécommunication, ce n’est plus possible d’envisager la 5G comme les technologies précédentes. Elle doit faire l’objet d’une vraie réflexion pour adopter une stratégie permettant un retour sur investissement rapide avec l’identification de leviers de monétisation.

Enfin, il existe également un enjeu sanitaire autour de l’effet des radiofréquences sur la santé, comme le montre le rapport du Ministère de l’Economie. Bien que les agences de santé internationales affirment qu’il n’existe pas d’effets néfastes sur la santé à court terme, que les potentiels effets à long terme sont actuellement non avérés, de nombreuses rumeurs préoccupent les utilisateurs comme les scientifiques. C’est une question qui se pose plus de plus dans un monde où l’utilisation des fréquences se multiplient.

Sources

Connectivité et Réseaux : Le défis du déploiement de la 5G | LinkedIn. (n.d.). Retrieved from https://www.linkedin.com/pulse/connectivit%C3%A9-et-r%C3%A9seaux-le-d%C3%A9fis-du-d%C3%A9ploiement-de-la-5g-sofrecom/ 

Follenfant, P., Nataf, J. M., Aballea, P., Viossat, L. C., Robineau, F. M., Havard, H., … & Distler, P. (2020). Déploiement de la 5G en France et dans le monde: aspects techniques et sanitaires. Rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, Paris.

IDTM. (2024, March 4). Quels sont les défis de la 5G en France ? Retrieved from https://itdm-group.com/blog/quels-sont-les-defis-de-la-5g-en-france/

Schlumberger, J. F. (2024, May 6). La 5G dans les chaînes de valeur des données. Retrieved from https://la-rem.eu/2021/09/la-5g-dans-les-chaines-de-valeur-des-donnees-un-defi-technologique-et-industriel-devant-nous/

SDxCentral. (2022, May 4). In the World of 5G, Virtualization Is Everything – SDxCentral. Retrieved from https://www.sdxcentral.com/5g/definitions/key-elements-5g-network/5g-virtualization/

Qu’est-ce qu’un « matériel libre » ?

Qu’est-ce qu’un « matériel libre » ?

Chloé, Mathias, Maël

Les plans et schémas de l’Arduino sont ouverts, permettant à la communauté de les modifier et de les redistribuer.

Lorsque l’on évoque le terme « libre », il est souvent associé aux logiciels libres comme Linux ou Firefox. Mais saviez-vous que cette philosophie s’étend aussi au monde des objets physiques ? Le « matériel libre », ou open hardware, est un concept en pleine expansion qui promet de transformer notre façon de concevoir, de produire et d’utiliser les objets du quotidien.

Définition : qu’entend-on par « matériel libre » ?

Le matériel libre désigne des équipements physiques dont les plans, schémas techniques, et conceptions sont rendus publics et accessibles à tous. À l’instar des logiciels libres, il repose sur des principes fondamentaux :

  1. Accès au design : les plans, fichiers CAD (dessins assistés par ordinateur) ou schémas électroniques sont disponibles sous une licence ouverte.
  2. Réutilisation et modification : chacun peut non seulement fabriquer l’objet, mais aussi l’adapter ou l’améliorer en fonction de ses besoins.
  3. Partage des améliorations : les contributions de la communauté doivent idéalement être mises à disposition sous la même licence ouverte.

Cela permet à des individus, des startups ou même des multinationales de collaborer et d’innover collectivement.

Les licences : le socle juridique

Comme pour les logiciels libres, le matériel libre repose sur des licences spécifiques, comme la CERN Open Hardware License ou la TAPR Open Hardware License. Ces licences garantissent que les créations restent accessibles à tous, même en cas de commercialisation.

Contrairement aux licences classiques, elles n’interdisent pas la vente d’objets fabriqués à partir des designs. En revanche, elles imposent de fournir les plans avec le produit ou de permettre l’accès à ces derniers.

Des exemples concrets de matériel libre

Le concept de matériel libre a donné naissance à de nombreux projets ambitieux et innovants :

  • Arduino : cette célèbre carte électronique est devenue un incontournable pour les amateurs d’électronique et les fabricants de prototypes. Tous les schémas de conception sont disponibles en ligne.
  • RepRap : un projet de imprimante 3D auto-réplicante. Non seulement elle est open-source, mais elle peut fabriquer une partie des pièces nécessaires à sa propre reproduction.
  • OpenBCI : un dispositif open-source pour enregistrer les signaux cérébraux, utilisé à la fois dans la recherche médicale et les interfaces cerveau-machine.

Ces exemples montrent à quel point le matériel libre est diversifié, allant de l’éducation au domaine médical, en passant par l’agriculture ou les télécommunications.

Pourquoi choisir le matériel libre ?

Le matériel libre s’inscrit dans une philosophie de transparence et de collaboration. Il présente plusieurs avantages clés :

  1. Démocratisation de l’innovation : rendre accessibles les outils et les connaissances permet à n’importe qui, n’importe où, de créer.
  2. Réduction des coûts : en supprimant les barrières liées aux brevets, il est possible de produire des objets de qualité à moindre coût.
  3. Personnalisation et réparabilité : contrairement aux produits propriétaires, les objets en matériel libre peuvent être facilement adaptés ou réparés par leurs utilisateurs.

Les limites et défis

Malgré ses avantages, le matériel libre n’est pas exempt de défis. Parmi eux :

  • Complexité technique : tout le monde n’a pas les compétences nécessaires pour exploiter pleinement des plans open-source.
  • Soutien financier : les projets open hardware reposent souvent sur des communautés bénévoles ou des financements participatifs, ce qui peut limiter leur ampleur.
  • Respect des licences : garantir que les entreprises respectent les règles d’ouverture peut s’avérer difficile.

Un futur prometteur

Alors que la société évolue vers une consommation plus responsable, le matériel libre pourrait jouer un rôle central dans la lutte contre l’obsolescence programmée et le gaspillage. Il incarne une vision plus collaborative et durable de l’innovation, où le savoir est partagé plutôt qu’enfermé dans des brevets.

À une époque où la transparence et la durabilité sont de plus en plus valorisées, le matériel libre pourrait bien devenir une pierre angulaire de l’économie circulaire et de l’innovation technologique. L’avenir est à ceux qui partagent.

Nos sources :

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Mat%C3%A9riel_libre
  • https://www.gnu.org/philosophy/free-hardware-designs.fr
  • https://lilianricaud.com/travail-en-reseau/cooperation-ouverte-du-logiciel-libre-au-materiel-libre/
  • https://www.oshwa.org/definition/french/
  • https://www.ekopedia.fr/wiki/Mat%C3%A9riel_libre
  • https://linuxfr.org/news/conception-de-materiel-libre-ou-en-sommes-nous
  • https://framablog.org/2015/05/16/nous-voulons-aussi-du-materiel-libre
Cours N°2 : Transport de données, à distance – en local/en champ proche

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Slides PDF – Cours n°2 Transport de données à distance / en champ proche

Réseaux satellitaires et géolocalisation :

Réseaux cellulaires :

 

Réseaux non-cellulaires – Réseaux bas-débit dédiés à l’internet des objets

NFC et paiement via smartphone :

  • Paiement mobile : comment payer sans contact avec une application ? MoneyVox
  • Apple lance Tap to Pay sur iPhone en France – Apple
  • Les Vélibs peuvent désormais être déverrouillés avec un smartphone Android, bientôt avec un iPhone – Phonandroid.

QR Code Generator :

Marché des smartphones

Marché des smartphones

Mélanie, Filipa, Isabelle

Le marché mondial des smartphones connaît une reprise significative en 2024, avec une augmentation des ventes de 6,5 % par rapport à l’année précédente au deuxième trimestre, marquant ainsi le quatrième trimestre consécutif de croissance. IDC prévoit une croissance globale de 5,8 % pour l’année, avec des expéditions estimées à 1,23 milliard d’unités. Samsung maintient sa position de leader avec 18,9 % de part de marché, suivi par Apple à 15,8 % et Xiaomi à 14,8 %. Les tendances clés incluent une forte demande pour les modèles Android abordables dans les marchés émergents et une croissance remarquable des ventes de smartphones équipés d’intelligence artificielle générative. En France, le marché des smartphones est caractérisé par un taux de pénétration élevé, dépassant 95 % pour les jeunes adultes. Les marques dominantes sont Apple, Samsung et Xiaomi, qui représentent près de 70 % des ventes. En avril 2024, le Samsung Galaxy S24 était le modèle le plus vendu avec 14,3 % de part de marché, suivi par l’iPhone 15 Pro à 11,4 %. Les tendances notables incluent un intérêt croissant pour les smartphones reconditionnés et une demande accrue pour des appareils durables et technologiquement avancés, notamment ceux dotés de la 5G et de l’intelligence artificielle. En somme, le marché des smartphones montre des signes de reprise au niveau mondial et un intérêt marqué pour des choix plus responsables en France.

Sources :

Part de marché des smartphones en France 2024 | Statista

Les parts de marché des smartphones en 2024 – Keeep

L’utilisation des smartphones en France – Faits et chiffres | Statista

Classement des marques de smartphones 2024 : informations sur les parts de marché basées sur les statistiques d’expédition

https://www.sphericalinsights.com/fr/reports/refurbished-smartphone-market

Quelques innovations technologiques liées à l’agriculture connectée. Comment ça marche ? Que pensez-vous ?

Quelques innovations technologiques liées à l’agriculture connectée. Comment ça marche ? Que pensez-vous ?

L’IoT en agriculture, ou « agriculture connectée », fait référence à l’utilisation de capteurs, de dispositifs et de technologies interconnectés pour collecter et analyser des données en temps réel, afin d’optimiser les pratiques agricoles. Face aux défis mondiaux tels que la croissance démographique, le changement climatique et la nécessité d’une production alimentaire durable, l’agriculture connectée offre des solutions innovantes pour améliorer l’efficacité et la durabilité des exploitations agricoles.

Fonctionnement de l’agriculture connectée : 

  • Les capteurs collectent des données (humidité, température, etc.).
  • Les données sont transmises via Internet à une plateforme cloud.
  • Une analyse en temps réel est effectuée pour aider les agriculteurs à prendre des décisions éclairées.
  • Les systèmes automatisés (robots, drones, irrigation) exécutent les actions nécessaires.

Exemples concrets d’innovations technologiques en agriculture connectée

Capteurs intelligents

Des capteurs placés dans les champs mesurent des paramètres tels que l’humidité du sol, la température et la luminosité. Les données collectées sont transmises en temps réel aux agriculteurs, leur permettant d’ajuster précisément l’irrigation et la fertilisation, ce qui évite le gaspillage et améliore les rendements.

Exemple de startup : Sencrop, une entreprise française, propose des stations météo connectées qui fournissent des données précises pour une gestion optimisée des cultures. 

Drones agricoles

Équipés de caméras multispectrales, les drones survolent les cultures pour capturer des images détaillées. Ces images aident à détecter des anomalies, des maladies ou des carences nutritionnelles, permettant des interventions ciblées et efficaces.

Exemple de startup : Airinov, une startup française, utilise des drones pour fournir des diagnostics agronomiques précis aux agriculteurs. Les drones de DJI Agriculture sont des drones capables d’identifier des zones nécessitant des interventions.

Systèmes d’irrigation automatisés

Connectés à des capteurs et aux prévisions météorologiques, ces systèmes ajustent automatiquement l’apport en eau selon les besoins réels des plantes, optimisant ainsi l’utilisation de l’eau et améliorant la santé des cultures.

Exemple de startup : Connected Eco, fondée par Fatoumata Kébé, propose des kits d’irrigation solaire et des systèmes de capteurs connectés pour une irrigation optimisée, principalement déployés au Mali et en Afrique de l’Ouest. Netafim est un système de goutte-à-goutte connecté qui réduit la consommation d’eau.

Robots agricoles

Des robots autonomes effectuent des tâches répétitives telles que la récolte ou le désherbage. Par exemple, certains robots utilisent des lasers pour éliminer les mauvaises herbes sans recourir aux herbicides, réduisant ainsi l’utilisation de produits chimiques.

Exemple de startup : Naïo Technologies, une entreprise française, développe des robots agricoles autonomes pour le désherbage et d’autres tâches agricoles. Robot Agrobot est aussi une innovation spécialisée pour la cueillette des fraises.

Applications mobiles pour les agriculteurs

Des applications fournissent des informations sur les conditions météorologiques, les prix du marché ou les meilleures pratiques agricoles. Elles permettent également de diagnostiquer les maladies des plantes à partir de photos prises avec un smartphone, facilitant la prise de décision.

Exemple de startup : Plantix, une application qui aide les agriculteurs à diagnostiquer les maladies des plantes et à obtenir des recommandations de traitement. FarmLogs, qui aide les agriculteurs à analyser les rendements et planifier les prochaines récoltes.

Avantages de l’agriculture connectée

  • Efficacité accrue : Optimisation de l’utilisation des ressources (eau, engrais, pesticides), réduisant les coûts et l’impact environnemental.
  • Amélioration des rendements : Surveillance précise des cultures et interventions ciblées augmentent la productivité.
  • Réduction de l’impact environnemental : Utilisation raisonnée des intrants et pratiques durables préservent les écosystèmes.
  • Traçabilité et qualité : Suivi détaillé des processus agricoles assure une meilleure qualité et sécurité alimentaire.

Limites et défis de l’agriculture connectée

  • Coûts initiaux élevés : L’acquisition et l’installation des technologies peuvent être onéreuses, surtout pour les petites exploitations.
  • Complexité technologique : Nécessité de former les agriculteurs à l’utilisation et à la maintenance des nouveaux outils.
  • Dépendance technologique : Les pannes ou dysfonctionnements peuvent perturber les opérations agricoles.
  • Problèmes de connectivité : Les zones rurales peuvent manquer d’infrastructures réseau adéquates pour supporter ces technologies.
  • Sécurité des données : Les informations collectées sont sensibles et nécessitent des mesures de protection contre les cyberattaques.

L’agriculture connectée transforme profondément le secteur agricole en intégrant des technologies avancées pour une gestion précise et durable des ressources. Malgré les défis à relever, elle offre une opportunité unique de répondre aux besoins alimentaires mondiaux tout en préservant l’environnement. Une adoption réfléchie et équitable de ces innovations est essentielle pour construire l’agriculture de demain.

Sources :

Sujet 2. Les objets connectés. L’exemple de la montre connectée – Victoire, Nafi & William

Sujet 2. Les objets connectés. L’exemple de la montre connectée – Victoire, Nafi & William

Les montres connectées, fer de lance de l’Internet des Objets (IoT), représentent une avancée technologique majeure transformant notre interaction quotidienne avec le numérique. Ces dispositifs miniaturisés incarnent la convergence entre connectivité permanente, santé préventive et assistance personnalisée.

 

La montre connectée, qu’est-ce que c’est ?

Les montres connectées, véritables symboles de l’Internet des objets (IoT), combinent technologie portable et services numériques pour révolutionner notre quotidien. Compactes et polyvalentes, elles intègrent des capteurs avancés, tels que le cardiofréquencemètre ou le GPS, et se connectent via Bluetooth, Wi-Fi ou 4G/5G pour offrir une multitude de fonctionnalités, allant du suivi de la santé à la gestion d’applications. Cet article examine leur définition, leurs implications juridiques et sanitaires, leurs avantages, leurs limites, ainsi que les perspectives qu’elles ouvrent pour l’avenir. Les objets connectés, au cœur de l’Internet des Objets (IoT), transforment de nombreux aspects de notre quotidien. Parmi eux, la montre connectée incarne cette avancée technologique, combinant outils de santé, bien-être et gestion personnelle.

Au cœur de l’écosystème IoT, les montres connectées intègrent des systèmes sur puce (SoC) sophistiqués, combinant processeurs basse consommation, modules de communication (Bluetooth Low Energy, Wi-Fi, NFC, 4G/5G) et capteurs variés (accéléromètres, gyroscopes, capteurs optiques). Cette architecture permet une collecte et un traitement des données en temps réel, offrant des fonctionnalités allant du suivi biométrique avancé à l’interaction avec d’autres dispositifs IoT.

Enjeux juridiques et sanitaires

Les montres connectées posent des défis majeurs en matière de protection des données personnelles, notamment dans le domaine médical. Ces dispositifs traitent des informations sensibles (rythme cardiaque, sommeil), nécessitant une conformité stricte au RGPD en Europe ou aux réglementations FDA aux États-Unis. Une analyse d’impact sur la vie privée est obligatoire pour évaluer les risques de traitement automatisé à grande échelle.

La CNIL souligne l’importance cruciale de la sécurisation des objets connectés, dont les montres font partie intégrante. Les recommandations incluent la mise à jour régulière des firmwares, l’utilisation de mots de passe robustes et uniques, ainsi que la désactivation des fonctionnalités non essentielles pour réduire la surface d’attaque.

Sur le plan sanitaire, ces montres favorisent la prévention et le suivi médical personnalisé. Cependant, leur intégration dans les systèmes de santé soulève des questions d’équité d’accès et de fiabilité des données collectées. La protection des données personnelles, particulièrement sensibles dans le contexte médical, nécessite une approche proactive de la part des utilisateurs et des fabricants.

Exemples concrets d’utilisation

  • Santé : Suivi du rythme cardiaque pour détecter les arythmies ou gestion du diabète via des capteurs connectés.
  • Sport : Analyse des performances physiques grâce à des métriques comme la VO2 max ou les calories brûlées.
  • Vie quotidienne : Notifications en temps réel, contrôle vocal ou géolocalisation pour faciliter les déplacements.

Avantages des montres connectées

La personnalisation offerte par ces appareils, renforcée par l’intégration de l’intelligence artificielle, permet une adaptation fine aux besoins individuels. En matière de santé préventive, la surveillance continue qu’elles proposent facilite la détection précoce d’anomalies médicales, potentiellement salvatrice dans certains cas. La connectivité améliorée simplifie le contrôle d’autres appareils IoT et offre un accès rapide aux informations essentielles. De plus, la simplicité d’utilisation et la valeur éducative des données collectées augmentent significativement l’engagement des utilisateurs dans la gestion de leur santé et de leur bien-être.

Limites et préoccupations

Malgré leurs atouts, ces dispositifs soulèvent des questions. Leur fiabilité en matière de santé reste imparfaite. Comme le note un rapport du Monde, les données captées nécessitent souvent une interprétation humaine, et leur utilisation pour des diagnostics médicaux reste limitée . En réalité, les données fournies par les montres connectées ne sont pas fiables à 100%. Ce sont des approximations. De plus, la gestion des données personnelles inquiète. La CNIL rappelle que la collecte massive d’informations par ces objets connectés peut menacer la vie privée. L’usage de ces données par les fabricants reste flou pour de nombreux utilisateurs .

L’autonomie énergétique reste un défi majeur, malgré les avancées en matière de batteries et d’optimisation logicielle. L’interopérabilité, c’est-à-dire la difficulté des appareils à fonctionner harmonieusement entre différents écosystèmes IoT, freine l’adoption globale, créant des îlots technologiques. La sécurité des données demeure une préoccupation majeure, la vulnérabilité aux cyberattaques menaçant la confidentialité des informations sensibles. Enfin, le prix élevé des modèles haut de gamme les rend inaccessibles à une partie de la population, soulevant des questions d’équité technologique.

Vers une évolution continue

L’avenir des montres connectées s’annonce prometteur avec l’intégration accrue de l’IA (AIoT), qui permettra une personnalisation encore plus fine, transformant ces dispositifs en véritables assistants virtuels. Dans le domaine médical, le développement de capteurs capables de surveiller des marqueurs biologiques complexes comme le glucose ou les signaux neurologiques ouvrent la voie à des applications révolutionnaires. L’accent mis sur la durabilité, avec l’utilisation de matériaux écoresponsables et l’amélioration de la gestion énergétique, répond aux préoccupations environnementales croissantes. Enfin, l’élargissement des applications vers la domotique ou les services financiers promet d’étendre encore le champ d’action de ces appareils dans notre vie quotidienne.

 

 

Sources

  1. Kesso Diallo, 09/12/2024, BFMTV, « CALORIES, SOMMEIL… PEUT-ON FAIRE CONFIANCE À SA MONTRE CONNECTÉE? », www.bfmtv.com/tech/objets-connectes/les-donnees-des-montres-connectees-sont-elles-fiables_AN-202412090374.html
  2. 14/12/2015, CNIL, www.cnil.fr/fr/objets-connectes-noubliez-pas-de-les-securiser
  3. Garmin, « Montres intelligentes : quand technologie et sport se rencontrent’, www.lemondeinformatique.fr/publi_info/lire-montres-intelligentes-quand-technologie-et-sport-se-rencontrent-1112.html

 

Victoire Sicsic, Nafi Diagne, William Laville

Assistants vocaux personnels : A quoi ça sert, quels en sont les enjeux ? (Marianne, Liliana, Helen)

Assistants vocaux personnels : A quoi ça sert, quels en sont les enjeux ? (Marianne, Liliana, Helen)

Un assistant vocal, aussi appelé assistant personnel intelligent ou enceinte connectée, est un logiciel basé sur la reconnaissance vocale de l’utilisateur permettant de répondre à une requête de ce dernier. L’assistant vocal peut être intégré dans divers objets tels que les smartphones avec notamment Siri, introduit en 2011, pour le système d’exploitation IOS, les enceintes ou tout support capable d’intégrer un tel dispositif. Ces objets bénéficiant d’un assistant vocal peuvent ainsi facilement interagir avec l’utilisateur permettant une communication homme-machine simplifiée. Pour faire fonctionner un assistant vocal, il faut que l’utilisateur énonce un mot-clé pour activer la reconnaissance vocale tel que “Siri”, “Ok Google”, “Alexa” etc. Une fois l’assistant vocal activé, l’utilisateur peut énoncer sa demande qui va être traitée par le logiciel afin d’apporter une réponse. En effet, la reconnaissance vocale retranscrit la parole de l’utilisateur pour pouvoir l’analyser et élabore une réponse par l’utilisation de la synthèse vocale pour pouvoir apporter une réponse audio. L’assistant vocal peut donc répondre à une question, jouer de la musique, donner la météo, envoyer un message etc. Cette aide permet de simplifier les demandes des utilisateurs et d’être plus rapide dans la recherche demandée.

Ainsi, ces assistants vocaux, de plus en plus présents dans notre quotidien, posent des enjeux majeurs liés à la protection des données, la vie privée et la sécurité des utilisateurs. Ces appareils collectent une grande quantité de données personnelles, souvent sans que les utilisateurs soient pleinement conscients de l’étendue de cette collecte. Selon la CNIL, la voix, utilisée comme donnée biométrique par ces technologies, peut permettre l’identification des individus, ce qui rend leur usage particulièrement sensible sur le plan juridique et éthique.

Par ailleurs, les enregistrements accidentels représentent une menace importante. Comme le souligne Haas Avocats, de nombreuses entreprises utilisent ces données pour améliorer leurs services, mais aussi pour des objectifs commerciaux, comme la personnalisation des publicités. Cette exploitation des données personnelles soulève des questions sur le respect du RGPD et des droits des utilisateurs. Enfin, sur le plan de la sécurité, les assistants vocaux sont susceptibles d’être exposés à des cyberattaques et peuvent être par exemple utilisés pour détourner des appareils connectés.

Sources :

  1. Haas Avocats. « Assistants vocaux : quelles perspectives et quels enjeux pour les utilisateurs ? »
    https://info.haas-avocats.com/droit-digital/assistants-vocaux-quelles-perspectives-et-quels-enjeux-pour-les-utilisateurs-
  2. CNIL. « Votre écoute : la CNIL publie son livre blanc sur les assistants vocaux ».
    https://www.cnil.fr/fr/votre-ecoute-la-cnil-publie-son-livre-blanc-sur-les-assistants-vocaux
  3. Cardon, Dominique. « Si les assistants vocaux sont la solution, quel est le problème ? » Le Monde, InternetActu (13 janvier 2019).
    https://www.lemonde.fr/blog/internetactu/2019/01/13/si-les-assistants-vocaux-sont-la-solution-quel-est-le-probleme/
  4. Gouliaéva, Oxana., et al. La révolution des assistants vocaux : Comprendre les enjeux et réussir ses stratégies marketing. Paris, Dunod. « Marketing / Communication », (2020)
Foxconn et Pegatron : les géants discrets derrière l’IPhone 

Foxconn et Pegatron : les géants discrets derrière l’IPhone 

Océane, Aïcha, Christian

Derrière chaque iPhone, un réseau complexe d’acteurs industriels s’active. Parmi eux, deux géants taïwanais : Foxconn et Pegatron. Ces leaders de la fabrication sous contrat allient innovation, expertise et capacité de production massive. Leur rôle est central pour répondre aux standards exigeants d’Apple et d’autres marques de premier plan. 

Foxconn : un géant de la fabrication sous contrat 

Fondée en 1974 par Terry Gou, Foxconn, officiellement appelé Hon Hai Precision Industry Co., Ltd., est aujourd’hui le plus grand fabricant mondial d’électronique. Avec plus de 1 million d’employés et des usines dans le monde entier, notamment en Chine, en Inde, au Vietnam et au Brésil, Foxconn est un partenaire stratégique pour des entreprises technologies comme Apple, Sony, Microsoft et Amazon.

Son usine phare de Zhengzhou, surnommée IPhone City, joue un rôle clé dans l’assemblage des iPhones. Outre Apple, Foxconn assemble des consoles PlayStation pour Sony, des Xbox pour Microsoft et des tablettes Kindle pour Amazon. L’entreprise investit également dans des secteurs émergents comme les véhicules électriques, la robotique et l’intelligence artificielle. 

Malgré son rôle essentiel, Foxconn a été critiquée pour des conditions de travail dans ses usines, notamment en Chine. En réponse, des réformes ont été mises en œuvre pour améliorer.

Foxconn : le projet Foxbots

En 2016, Terry Gou, fondateur de Foxconn, avait annoncé un projet ambitieux visant à remplacer une partie de ses travailleurs par un million de robots, les « Foxbots », pour automatiser les tâches répétitives et réduire les coûts. Cependant, le projet a été limité par des défis techniques, et seulement 50 000 robots ont été déployés. Foxconn a transformé ses usines en « usines intelligentes » intégrant la robotique et l’internet des objets, tout en remplaçant 60 000 travailleurs par des robots dans l’une de ses usines. L’entreprise collabore également avec Sharp pour développer des technologies d’intelligence artificielle et de communication machine-to-machine. Malgré ces avancées, Foxconn emploie toujours plus d’un million de personnes en Chine.

Pegatron : un acteur complémentaire

Crée en 2008 après une scission d’ASUS, Pegatron est un autre partenaire clé d’Appple. Basée à Taipei, l’entreprise partage l’assemblage des iPhones avec Foxconn, tout en diversifiant son portefeuille. Pegatron fabrique des Xbox pour Microsoft, des PlayStation pour Sony, et collabore avec des marques comme Tesla, HP, Dell, et Lenovo. Avec un chiffre d’affaires annuel de 40 millairds USD en 2022, Pegatron se distingue par son expertise dans la production de smartphones, tablettes, dispositifs loT(Internet for Things) et composants pour véhicules électriques.

Pourquoi Apple fait appel à eux ?

Apple conçoit ses produits mais confie leur fabrication à des partenaires comme Foxconn et Pegatron en raison de leur capacité à produire à grande échelle, de leur localisation en Asie qui optimise les coûts de main-d’œuvre et logistique, de leur expertise dans l’assemblage de produits complexes avec des standards de qualité élevés, et de leur proximité stratégique avec leurs fournisseurs de composants essentiels. 

Le rôle des Original Equipment Manufacturer (OEM)

Foxconn et Pegatron appartiennent à la catégorie des OEM (Original Equipment Manufacturer). Ces entreprises fabriquent des produits selon les spécifications fournies par leurs clients. Par exemple, Apple conçoit l’iPhone, mais Foxconn et Pegatron s’occupent de son assemblage. Ce modèle permet à Apple de se concentrer sur l’innovation, tandis que ses partenaires gèrent la fabrication à grande échelle. 

Un avenir prometteur pour les géants taiwanais

Alors que la demande pour des technologies comme l’intelligence artificielle et les véhicules électriques augmente, Foxconn et Pegatron continuent d’investir pour maintenir leur avance. Leur capacité à produire en masse, combinée à une innovation constante, leur garantit un role central dans la chaine de valeur technologique mondiale.

Ainsi, si Apple brille par son design et son marketing, le succès de se produits repose en grande partie sur le travail de ces partenaires discrets mais essentiels.

Sources :

FOXCONN REMPLACE À TOUR DES BRAS SES OUVRIERS PAR DES ROBOTS

Anthony Morel

Le 26/05/2016 à 18:18

Article : Foxconn : la plus grande usine d’iPhone du monde reprend son rythme de croisière, Par Benjamin Polge

Publié le 03/01/23 à 15h43

 

Les casque VR sont-ils « le futur du Web » ?

Les casque VR sont-ils « le futur du Web » ?

Jingwen, Pearliani, Anastasia

Avec le lancement du Meta Quest 3S, le 10 octobre 2024, Mark Zuckerberg continue de miser sur les casques VR pour transformer notre manière de naviguer sur Internet. Mais ces dispositifs incarnent-ils vraiment le futur du Web ?

Meta poursuit son ascension sur le marché des casques VR avec une ambition clairement affichée : s’imposer comme le leader incontesté. Pour Mark Zuckerberg, les casques VR ne sont pas seulement des gadgets technologiques, mais une révolution qui pourrait redéfinir la manière dont nous interagissons avec Internet. Cette vision s’inscrit dans un contexte de concurrence accrue, notamment face à Apple et son Vision Pro, et illustre les enjeux stratégiques d’un secteur en pleine évolution.

Meta vise à proposer des casques VR de haute qualité et accessibles à tous, en élargissant les possibilités pour les utilisateurs et à un prix inférieur à ceux des autres entreprises de la technologie. Non seulement pour le jeu vidéo, les derniers casques de la Réalité Virtuelle de Meta, Meta Quest 3 et Meta Quest 3S, permettent à l’utilisateur d’utiliser des applications quelles que soient le type (ex : fitness, réseau social, etc.). 

Créé en collaboration avec Microsoft, le Meta Quest 3S intègre également Windows 11. Le casque de Meta devient ainsi un “couteau suisse” dans le numérique : un outil multifonctionnel et haute performance qui se pose comme une alternative à l’ordinateur, qui fonctionne de manière plus immersive et interactive. Meta Quest 3S est également vendu à un prix plus réduit que l’ancienne version Quest 3 pour donner accès aux publics plus larges et ainsi augmenter l’attractivité de la VR.

Mark Zuckerberg et le pari de la VR pour transformer le Web

Depuis plusieurs années déjà, Mark Zuckerberg promeut une vision ambitieuse du futur du Web : un univers virtuel immersif, souvent décrit sous le terme de « Metaverse ». Selon lui, les casques VR, comme le Meta Quest 3S, joueront un rôle central dans cette transformation. Ils promettent une expérience plus immersive, où les utilisateurs pourront non seulement consommer du contenu, mais aussi interagir de manière directe et intuitive avec des environnements numériques. Selon lui, cette transformation s’inscrit dans une continuité historique allant de l’ordinateur au mobile, et du mobile aux casques VR. Bien qu’innovant, le mobile a contribué à une diminution des interactions sociales, un problème auquel le casque VR souhaite remédier :

« […] Le web était une chose ; le mobile est une chose différente. Il y a des forces et des faiblesses à cela. Il y a ce continuum de l’informatique où, maintenant, vous avez un appareil mobile que vous pouvez emporter avec vous tout le temps, et c’est incroyable. Mais c’est petit, et ça vous éloigne un peu des autres interactions. Ces choses ne sont pas géniales. »

Le PDG de Meta souhaite que son entreprise soit à l’avant-garde de la nouvelle transformation technologique en termes de matériel, comme l’a été Apple avec le passage de l’ordinateur au smartphone. 

“ Il y avait cette reconnaissance que, tout comme il y a eu la transition des ordinateurs vers le mobile, le mobile ne serait pas la fin de l’histoire. […] Nous devrions nous concentrer sur l’avenir, car, tout comme il y a eu le passage du bureau au mobile, de nouvelles choses deviendront possibles à l’avenir. ” dit-il dans un interview donné à The Verge.

Cependant, cette vision suscite des débats : les casques VR peuvent-ils vraiment devenir une extension naturelle du Web, ou restent-ils limités à des usages de niche comme les jeux vidéo ?

Les obstacles sur la route de la démocratisation de la VR

Bien que les casques VR soient présentés par les géants de la tech comme une promesse excitante pour l’avenir du Web, ils doivent non seulement faire face à une concurrence accrue, notamment celle d’Apple, qui mise avec son Vision Pro sur une intégration plus fluide entre le monde réel et virtuel – une approche hybride susceptible de séduire ceux qui hésitent à adopter une immersion totale –, mais aussi surmonter plusieurs défis structurels qui freinent leur adoption.

Tout d’abord, leur adoption reste freinée par des coûts élevés et une expérience utilisateur encore perfectible, notamment en termes de confort et de facilité d’utilisation. La nécessité d’un matériel performant et d’une connexion Internet rapide limite également leur accessibilité à un public restreint.

Ensuite, la concurrence, notamment d’Apple, propose une vision différente avec des appareils comme le Vision Pro, axés sur une intégration plus fluide entre le monde réel et virtuel. Cette approche hybride pourrait séduire ceux qui hésitent à adopter une immersion totale. Par ailleurs, des questions cruciales liées à la vie privée et à l’éthique des données émergent. Les casques VR collectent une quantité massive de données personnelles, allant des mouvements physiques aux interactions en ligne, ce qui soulève des inquiétudes sur leur usage potentiel à des fins de surveillance ou de manipulation commerciale. Du point de vue de la santé, l’utilisation fréquente d’un casque VR peut perturber la perception. Il est donc recommandé de faire une pause après chaque 30 minutes d’utilisation. Dans certains cas plus graves, cela peut également causer la cybersickness — reconnue comme une forme du mal des transports (motion sickness) — qui peut générer notamment une perte de conscience spatiale, des nausées, des vertiges et des désorientations. Enfin, il reste à convaincre le grand public de l’utilité réelle des casques VR dans la vie quotidienne, au-delà des jeux ou des expériences immersives spectaculaires.

Donc, pour que les casques VR soient massivement adoptés, les entreprises de la tech doivent également prendre en compte ces impacts afin de permettre une utilisation fréquente.

En plus des casques VR, Meta investit également dans des lunettes à réalité augmentée (AR), ce qui témoigne de son ambition de couvrir tous les aspects des technologies immersives. Si Mark Zuckerberg a raison et que la VR devient vraiment le futur du Web, ces dispositifs pourraient jouer un rôle essentiel dans cette évolution. Cependant, vu les obstacles à l’adoption des casques VR, il y a encore un long chemin à parcourir pour finalement considérer la Réalité Virtuelle comme le futur du Web.

Sources :

Carballeda, T. (2024, February 14). Mark Zuckerberg assure que le Quest 3 est le meilleur casque VR du marché. Journal Du Geek. https://www.journaldugeek.com/2024/02/14/mark-zuckerberg-assure-que-le-quest-3-est-le-meilleure-casque-vr-du-marche/

CNET. (2024, September 25). Mark Zuckerberg reveals the Meta Quest 3S VR headset at Meta Connect 2024 [Video]. YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=Nl65oaJoVOM

Grandmaison, P. (2024, November 19). Casque VR: la console de jeux du futur. Le Figaro. https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/casque-vr-la-console-de-jeux-du-futur-20241117

Here’s why virtual reality should not be used every day. (2024, September 10). World Economic Forum. https://www.weforum.org/stories/2023/03/metaverse-virtual-reality-ignore-the-hype/

Patel, N., & Heath, A. (2024, September 25). Why Mark Zuckerberg thinks AR glasses will replace your phone. The Verge. https://www.theverge.com/24253481/meta-ceo-mark-zuckerberg-ar-glasses-orion-ray-bans-ai-decoder-interview

Six, N. (2024, September 26). Réalité virtuelle ou augmentée : pourquoi Mark Zuckerberg s’obstine-t-il ? Le Monde.fr. https://www.lemonde.fr/pixels/article/2024/09/26/realite-virtuelle-ou-augmentee-pourquoi-mark-zuckerberg-s-obstine-t-il_6335264_4408996.html

Spilka, D. (2024, December 2). Is virtual reality bad for our health? Studies point to physical and mental impacts of VR usage. Research Communities by Springer Nature. https://communities.springernature.com/posts/is-virtual-reality-bad-for-our-health-studies-point-to-physical-and-mental-impacts-of-vr-usage